Il y a deux ans, ma salle de bain ressemblait à toutes les autres : des flacons en plastique alignés sur le rebord de la baignoire, un savon solide vs gel douche parfumé à la chimie, un shampoing dont je ne pouvais même pas lire la composition, et une mousse à raser en bombe aérosol. Aujourd’hui, il n’y a plus que des savons solides, un baume et un pot de chantilly de karité. Voici comment cette transition s’est faite, ce que j’ai appris en route, et pourquoi je ne reviendrai jamais en arrière.
Le déclic : pourquoi j’ai voulu changer
Tout a commencé par un constat banal. En vidant mes courses sous la douche, j’ai réalisé que j’achetais les mêmes produits depuis des années sans jamais me demander ce qu’ils contenaient vraiment. J’ai retourné mon gel douche et j’ai lu l’étiquette. Sodium laureth sulfate, parfum synthétique, colorant, conservateur au nom imprononçable. Tout ça pour me laver.
En parallèle, ma peau me lançait des signaux que j’ignorais depuis longtemps. Des tiraillements après la douche, des plaques sèches sur les bras en hiver, une sensation de peau qui gratte le soir. Je mettais ça sur le compte du calcaire ou du froid. Il m’a fallu du temps pour comprendre que mes produits de douche étaient en grande partie responsables.
Les craintes du début
Un savon, ça ne lave pas aussi bien qu’un gel douche ?
C’était ma première inquiétude. J’avais en tête l’image du savon de Marseille de ma grand-mère, celui qui laissait la peau rêche et qui fondait en deux douches. Je ne savais pas encore que le monde du savon artisanal avait considérablement évolué. Un savon surgras issu de la saponification à froid n’a absolument rien à voir avec un savon industriel. Il nettoie parfaitement tout en déposant un film protecteur sur la peau.
Et l’hygiène du Nature N°1 ?
L’idée qu’un savon solide pouvait être moins hygiénique qu’un gel en flacon me travaillait. J’ai depuis appris que le pH alcalin du savon crée un environnement hostile aux bactéries, et que le rinçage entre chaque utilisation élimine les résidus. Un porte-savon avec une grille de drainage suffit à garder le savon propre et sec entre les utilisations.
Ça ne va pas être trop compliqué ?
remplacer ses produits liquides par du solide un flacon par un pain de savon. Honnêtement, c’est l’une des transitions les plus simples que j’aie faites dans ma vie. Il n’y a rien de compliqué : on mouille le savon, on frotte, on rince. C’est même plus rapide qu’un gel douche qui glisse entre les doigts.
La découverte : mes premiers savons artisanaux
Mon premier savon artisanal, je l’ai acheté sur un marché, un peu par curiosité. La savonnière m’a expliqué la saponification à froid, le surgras, la glycérine naturelle. J’ai choisi un savon simple, sans huile essentielle, pour tester. Le soir même, sous la douche, j’ai compris la différence.
La mousse était crémeuse, pas du tout comme la mousse aérienne et évanescente de mon gel douche. Le parfum était discret, naturel, presque terreux. Et surtout, en sortant de la douche, ma peau ne tirait pas. Pour la première fois depuis des années, je n’avais pas besoin de me précipiter sur un lait corporel pour calmer les tiraillements.
Chez l’Atelier Maloa, j’ai ensuite découvert le Nature N°1, un savon d’une douceur remarquable, puis le Calendula N°2 qui a fait des merveilles sur mes plaques sèches hivernales. Chaque savon avait sa personnalité, ses bienfaits, sa texture.
La transition produit par produit
Le gel douche remplacé par le savon surgras
C’est le premier changement, le plus évident. Un savon surgras de 100 grammes dure aussi longtemps, voire plus longtemps, qu’un flacon de gel douche de 250 ml. Il lave aussi bien, nourrit la peau en plus, et ne génère aucun déchet plastique. La transition est immédiate et sans douleur.
Le savon visage
J’utilisais un nettoyant visage en tube. Je l’ai remplacé par un savon surgras doux, en faisant mousser le savon entre mes mains avant d’appliquer la mousse sur le visage. Le résultat est identique, la peau est propre et confortable, sans ce côté décapé que donnent certains nettoyants moussants.
La mousse à raser
La mousse en bombe est l’un des produits les plus chimiques de la salle de bain. Je l’ai remplacée par la mousse du savon lui-même, appliquée au blaireau. Le rasage est plus doux, la peau moins irritée, et la sensation de propreté est supérieure. Un bon savon surgras apporte suffisamment de glisse pour un rasage confortable.
Le lait corporel
Depuis que j’utilise des savons surgras, ma peau est suffisamment nourrie après la douche pour se passer de lait corporel la plupart du temps. Pour les zones très sèches ou en période de grand froid, la chantilly de karité fait un travail extraordinaire. Un pot dure des mois car une petite quantité suffit.
Les résultats après deux ans
Ma peau a changé
C’est le résultat le plus tangible. Les plaques sèches sur les bras ont disparu. Les tiraillements après la douche ne sont plus qu’un souvenir. Ma peau est plus souple, plus douce, plus résistante aux variations de température. Mon dermatologue a même noté une amélioration lors de ma dernière visite.
Mon budget aussi
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le passage au savon artisanal ne coûte pas plus cher. Un savon de 100 grammes à quelques euros dure cinq à six semaines. Si j’additionne gel douche, nettoyant visage, mousse à raser et lait corporel, le budget mensuel était nettement supérieur. Sans compter les produits dermatologiques que j’achetais pour compenser les dégâts des premiers.
Mes déchets ont fondu
En deux ans, j’ai éliminé des dizaines de flacons en plastique de ma consommation. Un savon artisanal est généralement emballé dans du papier ou du carton recyclable. Aucun plastique, aucun suremballage. Ma poubelle de salle de bain est quasiment vide, et c’est une satisfaction quotidienne.
La satisfaction de savoir ce que je mets sur ma peau
Je peux lire et comprendre la composition de chaque produit que j’utilise. Huile d’olive, beurre de karité, macérat de calendula, huile essentielle de lavande. Des ingrédients simples, naturels, dont je connais la provenance. Cette transparence est un confort psychologique que je n’échangerais pour rien.
Les conseils que j’aurais aimé recevoir
- Commencez par un seul produit : remplacez d’abord votre gel douche par un savon surgras. Ne changez pas tout d’un coup, laissez à votre peau le temps de s’adapter.
- Choisissez un savon saponifié à froid : c’est la méthode de fabrication qui garantit la meilleure qualité. Vérifiez que c’est mentionné sur l’étiquette.
- Investissez dans un bon porte-savon : un porte-savon avec drainage est indispensable pour que votre savon sèche entre les utilisations et dure plus longtemps.
- Soyez patient : votre peau a besoin de deux à quatre semaines pour se réadapter après des années de produits chimiques. Ne jugez pas le résultat dès la première douche.
- Parlez à l’artisan : c’est la meilleure source de conseils pour trouver le savon adapté à votre type de peau.
Un choix que je ne regrette pas
Remplacer tous mes produits de douche par des savons artisanaux est l’une des meilleures décisions que j’aie prises pour ma peau, mon budget et ma conscience écologique. Ce n’est ni une mode, ni un sacrifice, ni une contrainte. C’est un retour au bon sens, à la simplicité et à la qualité. Et si vous hésitez encore, je n’ai qu’un conseil : essayez un seul savon, un seul. Le reste suivra naturellement.
Découvrez la gamme de savons artisanaux de l’Atelier Maloa et commencez votre propre transition vers une routine plus naturelle.